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Atelier de femmes artistes

Ecole française

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Huile sur toile
20 x 27,5 cm
Circa 1800

Ce charmant tableau représentant une femme peignant le portrait d’un enfant tenu par une autre femme nous fait pénétrer dans un atelier privé du début du XIXᵉ siècle.

Malgré l’admission en 1783 d’Adélaïde Labille-Guiard (1749-1803) et d’Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) à l’Académie royale, la présence des femmes y reste limitée. La Révolution française avec l’abolition de l’Académie en 1793 permet aux femmes d’exposer plus librement, et leur nombre se multiplie aux Salons dans les années suivantes. Traditionnellement, les femmes peintres sont parentes de peintres, formées au sein des ateliers familiaux mais ce modèle de transmission familiale se voit peu à peu remplacé par des ateliers privés. Dès les années 1770, Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) accueille des femmes parmi ses élèves, tout comme Jean-Baptiste Regnault (1754-1829) ou encore Joseph-Benoît Suvée (1743-1807), pour ne citer que ces figures majeures. Jacques-Louis David (1748-1825) ouvre même un atelier pour jeunes filles. Ces ateliers deviennent cruciaux pour les ambitions professionnelles des femmes. Elles y bénéficient de la réputation du maître et de son réseau ce qui facilite leur accès au Salon, la constitution d’une clientèle et la reconnaissance du statut d’artiste. Certaines femmes artistes, comme d’Adélaïde Labille-Guiard, Pauline Auzou (1775-1835), Hortense Haudebourt-Lescot (1784-1845) ou Louise Hersent (1784-1852) fondent elles-mêmes des ateliers.

 

Ce tableau témoigne de ces ateliers privés qui permettaient aux femmes de mener elles aussi une carrière professionnelle. En plus des outils indispensables à la pratique de la peinture et du dessin décrits, le carton à dessin, le chevalet, la palette, le meuble d’artiste, l’on remarque un plâtre de l’Apollon lycien du Louvre d’après Praxitèle (inv. MR 79) (Ill. 1). Cette représentation d’un nu masculin était nécessaire à l’étude du nu pour une femme artiste. Préalable indispensable au grand genre, elles n'accèderont à son enseignement qu’à la fin du XIXe siècle.

 

Notre tableau, à l’instar du tableau du même sujet, de Boilly conservé au Staatliches Museum Schwerin en Allemagne (inv. G240) (Ill. 2) est une séduisante représentation de l’intimité de ces ateliers privés.

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Ill. 1

Apollon lycien ; Praxitèle                                  

marbre de Thasos

 220 x 74 x 42 cm

2e quart IIe s. ap. J.-C. (vers 150)

Musée du Louvre Paris

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Ill. 2

Louis Léopold Boilly (1761-1845)

Femme peintre dans son atelier

Vers 1800

Staatliches Museum Schwerin, Allemagne







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Malgré l’admission en 1783 d’Adélaïde Labille-Guiard (1749-1803) et d’Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) à l’Académie royale, la présence des femmes y reste limitée. La Révolution française avec l’abolition de l’Académie en 1793 permet aux femmes d’exposer plus librement, et leur nombre se multiplie aux Salons dans les années suivantes. Traditionnellement, les femmes peintres sont parentes de peintres, formées au sein des ateliers familiaux mais ce modèle de transmission familiale se voit peu à peu remplacé par des ateliers privés. Dès les années 1770, Jean-Baptiste Greuze (1725-1805) accueille des femmes parmi ses élèves, tout comme Jean-Baptiste Regnault (1754-1829) ou encore Joseph-Benoît Suvée (1743-1807), pour ne citer que ces figures majeures. Jacques-Louis David (1748-1825) ouvre même un atelier pour jeunes filles. Ces ateliers deviennent cruciaux pour les ambitions professionnelles des femmes. Elles y bénéficient de la réputation du maître et de son réseau ce qui facilite leur accès au Salon, la constitution d’une clientèle et la reconnaissance du statut d’artiste. Certaines femmes artistes, comme d’Adélaïde Labille-Guiard, Pauline Auzou (1775-1835), Hortense Haudebourt-Lescot (1784-1845) ou Louise Hersent (1784-1852) fondent elles-mêmes des ateliers.

 

Ce tableau témoigne de ces ateliers privés qui permettaient aux femmes de mener elles aussi une carrière professionnelle. En plus des outils indispensables à la pratique de la peinture et du dessin décrits, le carton à dessin, le chevalet, la palette, le meuble d’artiste, l’on remarque un plâtre de l’Apollon lycien du Louvre d’après Praxitèle (inv. MR 79) (Ill. 1). Cette représentation d’un nu masculin était nécessaire à l’étude du nu pour une femme artiste. Préalable indispensable au grand genre, elles n'accèderont à son enseignement qu’à la fin du XIXe siècle.

 

Notre tableau, à l’instar du tableau du même sujet, de Boilly conservé au Staatliches Museum Schwerin en Allemagne (inv. G240) (Ill. 2) est une séduisante représentation de l’intimité de ces ateliers privés.

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Ill. 1

Apollon lycien ; Praxitèle                                  

marbre de Thasos

 220 x 74 x 42 cm

2e quart IIe s. ap. J.-C. (vers 150)

Musée du Louvre Paris

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Ill. 2

Louis Léopold Boilly (1761-1845)

Femme peintre dans son atelier

Vers 1800

Staatliches Museum Schwerin, Allemagne







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Ce charmant tableau représentant une femme peignant le portrait d’un enfant tenu par une autre femme nous fait pénétrer dans un atelier privé du début du XIXᵉ siècle.