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Joseph DUCREUX (1735 -1802)

Autoportrait en Moqueur

Demande d'informations

VENDU
Pierre noire et réhauts de blanc sur papier
63,6 x 49,3 cm
Collection parisienne

Cette importante feuille représente Joseph Ducreux sous les traits du « moqueur », l'un des motifs
les plus célèbres de la série d'autoportraits d'expression que l'artiste développe tout au long de sa
carrière. 

Le visage tourné vers le spectateur, animé d'un sourire largement esquissé, Ducreux adopte
ici une attitude volontairement théâtrale et provocatrice, accentuée par le geste de la main qui semble
désigner directement celui qui le regarde.

Né à Nancy en 1735, Joseph Ducreux se forma vraisemblablement auprès de son père, lui-même
peintre, avant de gagner Paris en 1760, où il aurait travaillé auprès de Maurice Quentin de La Tour.
Spécialiste du portrait, il s'imposa rapidement par sa maîtrise du pastel et, plus tard, de la peinture
à l'huile. Sa carrière connut un tournant décisif en 1769, lorsque Louis XV l'envoya à Vienne afin d'y
réaliser les portraits de la famille impériale, notamment celui de la future Marie-Antoinette. Reçu
membre de l'Académie impériale et royale de Vienne en 1770, il devint ensuite peintre de l'Empereur
et fut nommé premier peintre par Marie-Antoinette.
Ce beau dessin s’ajoute aux trois versions peintes de l’artiste « en moqueur » appartenant au Louvre.
Exécutées vers 1783, l’une est actuellement en dépôt à Versailles (ill .1) (RF 1727), une autre est
déposée au musée d’Art et d’Histoire de Cholet (ill .2) (RF 1985 4) et la dernière, la plus connue, est
visible au Louvre-Lens (ill .3) (RF 2261).

Ill. 1

Ill. 2

Ill.3

La présente œuvre se distingue toutefois par son exécution à la pierre noire, technique qu’il apprécie
particulièrement, mais dont seuls quelques exemples ont survécu. Citons la double étude de portraits
de femmes, vendue chez Christie’s à Londres le 8 juin 1980, sous le lot 91, ou encore le
Portrait de dame, vendu chez Sotheby’s à New York le 29 janvier 2014, sous le lot 99, qui
présentent tous deux le même système complexe de hachures croisées.
Ce médium se révèle ici particulièrement propice aux recherches de l’artiste sur la physionomie et
l’expression, auxquelles le généreux format de la feuille confère toute leur ampleur.
La comparaison avec les versions peintes fait apparaître plusieurs variantes de composition, notamment
dans l’inclinaison du chapeau et la tenue vestimentaire, qui témoignent d’une véritable liberté dans la
reprise du motif. Ces différences permettent d’envisager la feuille comme une interprétation autonome,
voire comme une étude préparatoire ou parallèle, plutôt que comme une simple copie d’une
composition peinte.
Cette œuvre inédite enrichit le témoignage particulièrement intéressant de la démarche expérimentale
de Ducreux, dont les autoportraits d’expression occupent une place tout à fait singulière dans l’art du
portrait au XVIIIe
siècle.

Nous remercions Neil Jeffares, spécialiste des portraits au pastel du XVIIIe siècle, de nous confirmer le
caractère autographe de l’œuvre bien qu’il ne soit pas expert en dessin. L’authenticité de cette œuvre

a été confirmée par Emilie-Juliette Gauby auteure d’un mémoire de recherche sur l’artiste (Émilie-
Juliette Gauby, Joseph Ducreux 1735-1802. Peintre de portraits, mémoire, Blaise Pascal Université de

Clermont II, 2004).

Demande d'informations à propos de Joseph DUCREUX (1735 -1802) Autoportrait en Moqueur

 

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Le visage tourné vers le spectateur, animé d'un sourire largement esquissé, Ducreux adopte
ici une attitude volontairement théâtrale et provocatrice, accentuée par le geste de la main qui semble
désigner directement celui qui le regarde.

Né à Nancy en 1735, Joseph Ducreux se forma vraisemblablement auprès de son père, lui-même
peintre, avant de gagner Paris en 1760, où il aurait travaillé auprès de Maurice Quentin de La Tour.
Spécialiste du portrait, il s'imposa rapidement par sa maîtrise du pastel et, plus tard, de la peinture
à l'huile. Sa carrière connut un tournant décisif en 1769, lorsque Louis XV l'envoya à Vienne afin d'y
réaliser les portraits de la famille impériale, notamment celui de la future Marie-Antoinette. Reçu
membre de l'Académie impériale et royale de Vienne en 1770, il devint ensuite peintre de l'Empereur
et fut nommé premier peintre par Marie-Antoinette.
Ce beau dessin s’ajoute aux trois versions peintes de l’artiste « en moqueur » appartenant au Louvre.
Exécutées vers 1783, l’une est actuellement en dépôt à Versailles (ill .1) (RF 1727), une autre est
déposée au musée d’Art et d’Histoire de Cholet (ill .2) (RF 1985 4) et la dernière, la plus connue, est
visible au Louvre-Lens (ill .3) (RF 2261).

Ill. 1

Ill. 2

Ill.3

La présente œuvre se distingue toutefois par son exécution à la pierre noire, technique qu’il apprécie
particulièrement, mais dont seuls quelques exemples ont survécu. Citons la double étude de portraits
de femmes, vendue chez Christie’s à Londres le 8 juin 1980, sous le lot 91, ou encore le
Portrait de dame, vendu chez Sotheby’s à New York le 29 janvier 2014, sous le lot 99, qui
présentent tous deux le même système complexe de hachures croisées.
Ce médium se révèle ici particulièrement propice aux recherches de l’artiste sur la physionomie et
l’expression, auxquelles le généreux format de la feuille confère toute leur ampleur.
La comparaison avec les versions peintes fait apparaître plusieurs variantes de composition, notamment
dans l’inclinaison du chapeau et la tenue vestimentaire, qui témoignent d’une véritable liberté dans la
reprise du motif. Ces différences permettent d’envisager la feuille comme une interprétation autonome,
voire comme une étude préparatoire ou parallèle, plutôt que comme une simple copie d’une
composition peinte.
Cette œuvre inédite enrichit le témoignage particulièrement intéressant de la démarche expérimentale
de Ducreux, dont les autoportraits d’expression occupent une place tout à fait singulière dans l’art du
portrait au XVIIIe
siècle.

Nous remercions Neil Jeffares, spécialiste des portraits au pastel du XVIIIe siècle, de nous confirmer le
caractère autographe de l’œuvre bien qu’il ne soit pas expert en dessin. L’authenticité de cette œuvre

a été confirmée par Emilie-Juliette Gauby auteure d’un mémoire de recherche sur l’artiste (Émilie-
Juliette Gauby, Joseph Ducreux 1735-1802. Peintre de portraits, mémoire, Blaise Pascal Université de

Clermont II, 2004).

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Joseph DUCREUX (1735 -1802)

Cette importante feuille représente Joseph Ducreux sous les traits du « moqueur », l'un des motifs
les plus célèbres de la série d'autoportraits d'expression que l'artiste développe tout au long de sa
carrière.