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Hubert-François BOURGUIGNON d’ANVILLE dit GRAVELOT (1699-1773)

Conseil de l’Ordre du Saint-Esprit

Demande d'informations

Acquis par le Musée de la Légion d'Honneur
Sanguine, plume et lavis sur papier
Signé en bas au centre H.Gravelot inven.
10,5 x 13,5 cm
Circa 1760

Hubert-François Gravelot dessine ce Conseil de l'Ordre du Saint-Esprit tenu par Louis XV au château de Versailles vers 1760.

Ce dessin est préparatoire à une des gravures illustrant l’ouvrage de Germain-François Poullain de Saint-Foix édité en 1760 Catalogue des chevaliers, commandeurs et officiers de l'Ordre du Saint-Esprit, avec leurs noms et qualités, depuis l'institution jusqu'à présent (1).

 

Fondé le 31 décembre 1578 par Henri III, l’Ordre du Saint-Esprit demeure pendant deux siècles et demi l’ordre de chevalerie le plus prestigieux de la monarchie française. Louis XV en est le cinquième « souverain grand maître » de l’Ordre de 1715 à 1774. Le Conseil représenté dans ce dessin est la réunion plénière formelle qui rassemblait les cent chevaliers choisis parmi la plus haute noblesse, les huit commandeurs, des ecclésiastiques, et les quatre commandeurs- officiers qui composaient l’Ordre autour du roi pour l’administrer ou participer à ses cérémonies solennelles.

Gravelot est reconnu aujourd’hui comme l’un des meilleurs illustrateurs et vignettistes du XVIIIe siècle. Il a contribué à certains des plus beaux livres illustrés de son époque. Par ailleurs, en s’installant à Londres entre 1732 et 1745, il y a importé le « goût français » et est devenu l’un des promoteurs du style rocaille outre-Manche, influençant non seulement la peinture mais aussi les arts décoratifs. Élève de Jean Restout et de François Boucher, il a été le professeur de Thomas Gainsborough et a ainsi marqué l’évolution de l’école anglaise de peinture. Son nom a pu être un temps éclipsé par d’autres artistes de ce siècle fécond mais son talent a été redécouvert et réhabilité au XIXe siècle, notamment grâce aux travaux d’Emmanuel Bocher2 ou des frères Goncourt qui ont loué son œuvre dans leurs écrits sur l’art du XVIIIe siècle. On retrouve des dessins préparatoires comme celui-ci et des milliers de gravures dans la plupart des collections des institutions internationales.

Lorsqu’il réalise ce dessin, Gravelot est à l’apogée de sa carrière. Installé à Paris, il est devenu un artiste incontournable avec une activité intense. Il illustre simultanément de grands ouvrages littéraires, des documents officiels royaux et des travaux scientifiques. Il travaille sur plusieurs œuvres majeures qui confirment définitivement sa réputation, notamment plusieurs centaines de dessins pour les gravures du Décaméron entre 1757 et 1761. Lui qui se décrit en 1764 comme « dessinateur par goût, graveur par nécessité »(3) n’a plus besoin de graver lui-même à cette période de sa vie et peut confier ses dessins à des graveurs comme Noël Le Mire ou Augustin de Saint-Aubin, tout en surveillant leur travail. Il impose une esthétique raffinée qui fait de lui un maître de l’illustration et qui se déploie le mieux dans des sujets contemporains à l’instar de ce dessin.

1. Michèle Hébert,Edmond Pognon, Yves Bruand, Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle. Tome X, Gaugain- Gravelot, Paris, 1968, p 551, n° 1075-1103. 

2. Emmanuel Bocher, Catalogue raisonné de l’œuvre de Jean-Michel Moreau le Jeune, Paris, 1882.

3. Michèle Hébert, Edmond Pognon, Yves Bruand, Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle. Tome X, Gaugain- Gravelot, Paris, 1968, p 464

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Ce dessin est préparatoire à une des gravures illustrant l’ouvrage de Germain-François Poullain de Saint-Foix édité en 1760 Catalogue des chevaliers, commandeurs et officiers de l'Ordre du Saint-Esprit, avec leurs noms et qualités, depuis l'institution jusqu'à présent (1).

 

Fondé le 31 décembre 1578 par Henri III, l’Ordre du Saint-Esprit demeure pendant deux siècles et demi l’ordre de chevalerie le plus prestigieux de la monarchie française. Louis XV en est le cinquième « souverain grand maître » de l’Ordre de 1715 à 1774. Le Conseil représenté dans ce dessin est la réunion plénière formelle qui rassemblait les cent chevaliers choisis parmi la plus haute noblesse, les huit commandeurs, des ecclésiastiques, et les quatre commandeurs- officiers qui composaient l’Ordre autour du roi pour l’administrer ou participer à ses cérémonies solennelles.

Gravelot est reconnu aujourd’hui comme l’un des meilleurs illustrateurs et vignettistes du XVIIIe siècle. Il a contribué à certains des plus beaux livres illustrés de son époque. Par ailleurs, en s’installant à Londres entre 1732 et 1745, il y a importé le « goût français » et est devenu l’un des promoteurs du style rocaille outre-Manche, influençant non seulement la peinture mais aussi les arts décoratifs. Élève de Jean Restout et de François Boucher, il a été le professeur de Thomas Gainsborough et a ainsi marqué l’évolution de l’école anglaise de peinture. Son nom a pu être un temps éclipsé par d’autres artistes de ce siècle fécond mais son talent a été redécouvert et réhabilité au XIXe siècle, notamment grâce aux travaux d’Emmanuel Bocher2 ou des frères Goncourt qui ont loué son œuvre dans leurs écrits sur l’art du XVIIIe siècle. On retrouve des dessins préparatoires comme celui-ci et des milliers de gravures dans la plupart des collections des institutions internationales.

Lorsqu’il réalise ce dessin, Gravelot est à l’apogée de sa carrière. Installé à Paris, il est devenu un artiste incontournable avec une activité intense. Il illustre simultanément de grands ouvrages littéraires, des documents officiels royaux et des travaux scientifiques. Il travaille sur plusieurs œuvres majeures qui confirment définitivement sa réputation, notamment plusieurs centaines de dessins pour les gravures du Décaméron entre 1757 et 1761. Lui qui se décrit en 1764 comme « dessinateur par goût, graveur par nécessité »(3) n’a plus besoin de graver lui-même à cette période de sa vie et peut confier ses dessins à des graveurs comme Noël Le Mire ou Augustin de Saint-Aubin, tout en surveillant leur travail. Il impose une esthétique raffinée qui fait de lui un maître de l’illustration et qui se déploie le mieux dans des sujets contemporains à l’instar de ce dessin.

1. Michèle Hébert,Edmond Pognon, Yves Bruand, Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle. Tome X, Gaugain- Gravelot, Paris, 1968, p 551, n° 1075-1103. 

2. Emmanuel Bocher, Catalogue raisonné de l’œuvre de Jean-Michel Moreau le Jeune, Paris, 1882.

3. Michèle Hébert, Edmond Pognon, Yves Bruand, Inventaire du fonds français, graveurs du XVIIIe siècle. Tome X, Gaugain- Gravelot, Paris, 1968, p 464

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Hubert-François BOURGUIGNON d’ANVILLE dit GRAVELOT (1699-1773)

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Hubert-François Gravelot dessine ce Conseil de l'Ordre du Saint-Esprit tenu par Louis XV au château de Versailles vers 1760.