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Etienne Bouhot (1780-1862)

"Recey-sur-Ource, Côte d'Or"

Demande d'informations

Huile sur toile
Hauteur : 57 cm - Largeur : 91,5 cm
Circa 1832
Restaurations

Nous remercions Sandrine BALAN, conservatrice en chef du patrimoine du musée de Dijon, de nous confirmer que notre oeuvre a bien été exécutée par Etienne BOUHOT.

Voici ce que l’on peut lire dans une biographie d’Etienne Bouhot publié en 1854 :

« Né à Bard (Côte d’Or), en 1780, c’était le troisième enfant d’une nombreuse famille. A six ans, Bouhot quitta son pays natal pour aller habiter Saulieu, où son père, ancien militaire, venait d’être nommé cavalier de maréchaussée ; il ne fit qu’un court séjour dans cette ville. Son père ayant été nommé aux mêmes fonctions à Recey-sur-Ource, il dut accompagner sa famille dans ce dernier pays. C’est à Recey qu’il a passé son enfance, contrée qui lui est restée chère. Chaque année, les vacances venues, Bouhot va revoir ces lieux témoins de sa jeunesse  et visiter un vieux frère, seul débris de sa nombreuse famille, et aussi une noble châtelaine, madame la comtesse de Chastenay, sa première protectrice, aujourd’hui âgée, infirme, mais toujours bonne pour lui. » 

En effet nous savons qu’il revient régulièrement en Bourgogne malgré sa carrière parisienne.

Il est à Recey en juin 1832 où il séjourne chez son frère Jacques Georges puis de nouveau en octobre de la même année où il travaille pour la comtesse Victorine de Chastenay.

Ce tableau a probablement été peint durant cette année là, sur commande de Victorine.

Au musée de Semur-en-Auxois, est conservée une étude de notre tableau exécutée à l'encre et au lavis sur papier située en haut à droite : "Recey-sur-Ource Côte d'Or"

Biographie d'Etienne Bouhot

Portrait d'Etienne Bouhot par Leopold Boilly

Portrait d'Etienne Bouhot par Lépold Boilly (1761-1845)

Troisième enfant d'une famille nombreuse protégée par la comtesse Victorine de Chastenay, Étienne Bouhot nait d'un père gendarme le 8 août 1780 à Bard-lès-Époisses.

Il fréquente l’atelier du peintre Mercy à Dijon. À vingt ans, il va à Paris où il entre dans l’atelier du peintre décorateur Charles Moench. Il travaille alors à la décoration des appartements de Bonaparte aux Tuileries.

En 1804, il rejoint l’atelier du célèbre Pierre Prévost, inventeur des panoramas, ce qui lui fait acquérir une grande maîtrise de la perspective.

Il expose au Salon dès 1808 et obtient des médailles en 1810, 1817 et 1827.

Bouhot est un peintre très en vogue en ce milieu du XIXe siècle. Parmi sa clientèle, on peut compter le duc d’Orléans, le Duc et la Duchesse de Berry, Louis XVIII, le Prince Woronzow ou encore le ministère de l'Intérieur.

Il collabore avec d'autres peintres pour les figures de ses tableaux : on cite particulièrement Xavier Leprince et Léopold Boilly, dont nous connaissons le portrait de notre artiste. Il aura comme élèves son fils Philibert Bouhot, Alexandre Decamps, E. Nesle et P. Travaux.

A la suite du décès de ses deux fils, la vie à Paris lui devient insupportable. Il quitte alors la capitale en octobre 1834 et devient directeur de la toute nouvelle école gratuite de dessin et de sculpture de Semur-en-Auxois. Pour les besoins de son enseignement, il rassemble un certain nombre d’œuvres. Grâce à la générosité de ses amis, cette collection prend vite de l’importance : elle permettra la fondation du musée de Semur.

Pendant 20 ans, Étienne Bouhot participe à la restauration des peintures murales de la Collégiale de la ville ; il décède des suites d’une chute sur ce chantier le 17 juillet 1862, aux côtés de Viollet-le-Duc.

Etienne Bouhot s'est fait une spécialité des scènes de rues parisiennes, des vues de jardins, de faubourgs animés, toujours parsemés de personnages vaquant à leurs occupations. Ces oeuvres délivrent aujourd'hui un précieux témoignage de la vie de la cité sous l'Empire et la Restauration. Le fini impeccable et l'aspect précieux de ses peintures, en accord avec le goût des amateurs de l'époque, le jeu de la lumière et des ombres qui lui est propre, lui valent les éloges de la critique lors des Salons auxquels il participe. Déjà très recherchées de son vivant, ses oeuvres sont aujourd'hui visibles dans plusieurs musées dont le musée Carnavalet et le Louvre.

Le musée Saint-Loup de Troyes conserve de lui un intéressant dessin au lavis et à la plume d'encre de chine sur papier : Vue de la Salle de Spectacle de Troyes, de la Porte et de L'Eglise de la Madeleine, réalisé vers 1822 (Illustration .2). Il a été acheté en 1991 par la Société des Amis du Musée de Troyes à la Galerie Daniel Greiner, 14 Galerie Véro-Dodat, dans le premier arrondissement de Paris, pour une somme de 12 000 Francs. On peut lire sur une note de présentation que l'achat de ce dessin a été motivé par l'importance du fond d'iconographies locales des musées de Troyes, dont une partie est présentée de manière régulière au musée historique de Troyes et de la Champagne. Il est précisé que c'est l'intérêt documentaire qui a retenu l'attention en premier lieu.

Demande d'informations à propos de Etienne Bouhot (1780-1862) "Recey-sur-Ource, Côte d'Or"

 

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Nous remercions Sandrine BALAN, conservatrice en chef du patrimoine du musée de Dijon, de nous confirmer que notre oeuvre a bien été exécutée par Etienne BOUHOT.

Voici ce que l’on peut lire dans une biographie d’Etienne Bouhot publié en 1854 :

« Né à Bard (Côte d’Or), en 1780, c’était le troisième enfant d’une nombreuse famille. A six ans, Bouhot quitta son pays natal pour aller habiter Saulieu, où son père, ancien militaire, venait d’être nommé cavalier de maréchaussée ; il ne fit qu’un court séjour dans cette ville. Son père ayant été nommé aux mêmes fonctions à Recey-sur-Ource, il dut accompagner sa famille dans ce dernier pays. C’est à Recey qu’il a passé son enfance, contrée qui lui est restée chère. Chaque année, les vacances venues, Bouhot va revoir ces lieux témoins de sa jeunesse  et visiter un vieux frère, seul débris de sa nombreuse famille, et aussi une noble châtelaine, madame la comtesse de Chastenay, sa première protectrice, aujourd’hui âgée, infirme, mais toujours bonne pour lui. » 

En effet nous savons qu’il revient régulièrement en Bourgogne malgré sa carrière parisienne.

Il est à Recey en juin 1832 où il séjourne chez son frère Jacques Georges puis de nouveau en octobre de la même année où il travaille pour la comtesse Victorine de Chastenay.

Ce tableau a probablement été peint durant cette année là, sur commande de Victorine.

Au musée de Semur-en-Auxois, est conservée une étude de notre tableau exécutée à l'encre et au lavis sur papier située en haut à droite : "Recey-sur-Ource Côte d'Or"

Biographie d'Etienne Bouhot

Portrait d'Etienne Bouhot par Leopold Boilly

Portrait d'Etienne Bouhot par Lépold Boilly (1761-1845)

Troisième enfant d'une famille nombreuse protégée par la comtesse Victorine de Chastenay, Étienne Bouhot nait d'un père gendarme le 8 août 1780 à Bard-lès-Époisses.

Il fréquente l’atelier du peintre Mercy à Dijon. À vingt ans, il va à Paris où il entre dans l’atelier du peintre décorateur Charles Moench. Il travaille alors à la décoration des appartements de Bonaparte aux Tuileries.

En 1804, il rejoint l’atelier du célèbre Pierre Prévost, inventeur des panoramas, ce qui lui fait acquérir une grande maîtrise de la perspective.

Il expose au Salon dès 1808 et obtient des médailles en 1810, 1817 et 1827.

Bouhot est un peintre très en vogue en ce milieu du XIXe siècle. Parmi sa clientèle, on peut compter le duc d’Orléans, le Duc et la Duchesse de Berry, Louis XVIII, le Prince Woronzow ou encore le ministère de l'Intérieur.

Il collabore avec d'autres peintres pour les figures de ses tableaux : on cite particulièrement Xavier Leprince et Léopold Boilly, dont nous connaissons le portrait de notre artiste. Il aura comme élèves son fils Philibert Bouhot, Alexandre Decamps, E. Nesle et P. Travaux.

A la suite du décès de ses deux fils, la vie à Paris lui devient insupportable. Il quitte alors la capitale en octobre 1834 et devient directeur de la toute nouvelle école gratuite de dessin et de sculpture de Semur-en-Auxois. Pour les besoins de son enseignement, il rassemble un certain nombre d’œuvres. Grâce à la générosité de ses amis, cette collection prend vite de l’importance : elle permettra la fondation du musée de Semur.

Pendant 20 ans, Étienne Bouhot participe à la restauration des peintures murales de la Collégiale de la ville ; il décède des suites d’une chute sur ce chantier le 17 juillet 1862, aux côtés de Viollet-le-Duc.

Etienne Bouhot s'est fait une spécialité des scènes de rues parisiennes, des vues de jardins, de faubourgs animés, toujours parsemés de personnages vaquant à leurs occupations. Ces oeuvres délivrent aujourd'hui un précieux témoignage de la vie de la cité sous l'Empire et la Restauration. Le fini impeccable et l'aspect précieux de ses peintures, en accord avec le goût des amateurs de l'époque, le jeu de la lumière et des ombres qui lui est propre, lui valent les éloges de la critique lors des Salons auxquels il participe. Déjà très recherchées de son vivant, ses oeuvres sont aujourd'hui visibles dans plusieurs musées dont le musée Carnavalet et le Louvre.

Le musée Saint-Loup de Troyes conserve de lui un intéressant dessin au lavis et à la plume d'encre de chine sur papier : Vue de la Salle de Spectacle de Troyes, de la Porte et de L'Eglise de la Madeleine, réalisé vers 1822 (Illustration .2). Il a été acheté en 1991 par la Société des Amis du Musée de Troyes à la Galerie Daniel Greiner, 14 Galerie Véro-Dodat, dans le premier arrondissement de Paris, pour une somme de 12 000 Francs. On peut lire sur une note de présentation que l'achat de ce dessin a été motivé par l'importance du fond d'iconographies locales des musées de Troyes, dont une partie est présentée de manière régulière au musée historique de Troyes et de la Champagne. Il est précisé que c'est l'intérêt documentaire qui a retenu l'attention en premier lieu.

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