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Maison de Jeanne d’Arc après sa restauration

Attribué à Jules BOILLY (Paris, 1796 - 1874)

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Huile sur toile
Monogrammée J.B en bas à gauche
32,5 x 41,5 cm
Circa 1820

Ce charmant tableau pittoresque semble avoir été peint par Julien-Léoplod Boilly vers 1820. Il en existe une autre version avec une signature qui ressemble plus à celle de son père, le célèbre Louis-Léopold Boilly qu’à la sienne.

La maison natale de Jeanne d'Arc est une habitation de style médiéval datant du XVe siècle au sein d’un domaine de quelques hectares situé à Domrémy-la-Pucelle dans les Vosges appartenant à ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Rommée. Jeanne y est née vers 1412, et y a passé son enfance. C’est dans le jardin attenant qu’elle a entendu ses premières voix. Identifiée dès le XVe siècle, la maison subit de nombreuses transformations et se dégrade fortement. Au XVIIIe siècle, elle est alors transformée en simple remise agricole et des constructions modernes y sont adossées. En 1818, suite à des travaux historiques qui suscitent un nouvel engouement autour de la figure de Jeanne d’Arc, le conseil général des Vosges rachète la maison. Dès 1820, le roi Louis XVIII finance la restauration de la maison menée par l'ingénieur Jean-Baptiste-Prosper Jollois qui fait raser les bâtiments modernes voisins pour mettre en valeur les quatre pièces anciennes de la bâtisse d'origine. Il réinstalle le tympan sculpté portant la devise « Vive Labeur » et les armoiries au-dessus de la porte et remet en état ses fenêtres à croisée à meneaux. Enfin, grâce à Prosper Mérimée, cet édifice au toit en appentis deviendra l'un des tout premiers édifices classés sur la liste des monuments historiques de 1840, protégé non pas pour son architecture mais pour y avoir abrité une figure historique. 

Boilly choisit de peindre la maison de Jeanne d'Arc pour immortaliser cette demeure fraîchement restaurée. Il a sûrement souhaité profiter de l'effervescence nationale autour de la réhabilitation de la « sauveuse de la France ». Surtout connu pour ses talents de portraitiste et de lithographe, formé dans l'atelier de son père, Jules Boilly a hérité de sa technique pour le dessin précis et l'observation rigoureuse du réel. Il s'est orienté vers la représentation de paysages, d'architectures rurales et de sites historiques bien identifiés. Pour ce tableau, il a choisi un point de vue très spécifique. Lors de la restauration de la maison, la place adjacente a été réaménagée et deux pavillons ont été construits pour abriter une école religieuse de jeunes filles, reliés par un passage couvert qui menait à la maison. C'est depuis ce passage couvert que Boilly peint la maison, offrant une vue directe sur la façade. Ce point de vue ainsi que les quelques personnages qu’il insère habilement dans sa composition ajoutent au charme et au caractère pittoresque de la scène. 

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La maison natale de Jeanne d'Arc est une habitation de style médiéval datant du XVe siècle au sein d’un domaine de quelques hectares situé à Domrémy-la-Pucelle dans les Vosges appartenant à ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Rommée. Jeanne y est née vers 1412, et y a passé son enfance. C’est dans le jardin attenant qu’elle a entendu ses premières voix. Identifiée dès le XVe siècle, la maison subit de nombreuses transformations et se dégrade fortement. Au XVIIIe siècle, elle est alors transformée en simple remise agricole et des constructions modernes y sont adossées. En 1818, suite à des travaux historiques qui suscitent un nouvel engouement autour de la figure de Jeanne d’Arc, le conseil général des Vosges rachète la maison. Dès 1820, le roi Louis XVIII finance la restauration de la maison menée par l'ingénieur Jean-Baptiste-Prosper Jollois qui fait raser les bâtiments modernes voisins pour mettre en valeur les quatre pièces anciennes de la bâtisse d'origine. Il réinstalle le tympan sculpté portant la devise « Vive Labeur » et les armoiries au-dessus de la porte et remet en état ses fenêtres à croisée à meneaux. Enfin, grâce à Prosper Mérimée, cet édifice au toit en appentis deviendra l'un des tout premiers édifices classés sur la liste des monuments historiques de 1840, protégé non pas pour son architecture mais pour y avoir abrité une figure historique. 

Boilly choisit de peindre la maison de Jeanne d'Arc pour immortaliser cette demeure fraîchement restaurée. Il a sûrement souhaité profiter de l'effervescence nationale autour de la réhabilitation de la « sauveuse de la France ». Surtout connu pour ses talents de portraitiste et de lithographe, formé dans l'atelier de son père, Jules Boilly a hérité de sa technique pour le dessin précis et l'observation rigoureuse du réel. Il s'est orienté vers la représentation de paysages, d'architectures rurales et de sites historiques bien identifiés. Pour ce tableau, il a choisi un point de vue très spécifique. Lors de la restauration de la maison, la place adjacente a été réaménagée et deux pavillons ont été construits pour abriter une école religieuse de jeunes filles, reliés par un passage couvert qui menait à la maison. C'est depuis ce passage couvert que Boilly peint la maison, offrant une vue directe sur la façade. Ce point de vue ainsi que les quelques personnages qu’il insère habilement dans sa composition ajoutent au charme et au caractère pittoresque de la scène. 

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Maison de Jeanne d’Arc après sa restauration

Ce charmant tableau pittoresque semble avoir été peint par Julien-Léoplod Boilly vers 1820. Il en existe une autre version avec une signature qui ressemble plus à celle de son père, le célèbre Louis-Léopold Boilly qu’à la sienne.