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Nicolas CROCOMBETTE (1863 - 1955)

Laguiole "aile de pigeon"

Demande d'informations

Ivoire sculpté, acier guilloché
16 cm fermé, 29 cm ouvert
Vers 1900
Provenance : Collection privée

Description :

Il présente quatre pièces :

  1. Le couteau,
  2. La scie,
  3. Le poinçon
  4. Le tire bouchon

La lame et le dos du ressort sont finement guillochés de motifs de feuilles d'acanthe et de feuilles de chêne.

Les côtes en ivoire, refaites à l'identique, sont sculptées d'éléments géométriques et d'enroulements.

Il mesure 16 cm fermé ; 29 cm ouvert

Vers 1900

Le travail de guillochage de notre couteau est particulièrement beau et correspond tout à fait à ce que Crocombette, qui affectionne ce type de motif depuis le début de sa carrière, réalise également dans les années 1920.

A en voir la simplicité des motifs actuels qui sont la réplique exacte des précédentes, l'essentiel de ce couteau n'est pas le travail de l'ivoire, comme c'est le cas pour d'autres.

En effet, les qualités sur lesquelles Nicolas Crocombette s'est vraiment appliquées sont : le beau travail de guillochage, le nombre de pièces porté à quatre, la taille importante et la présence de la scie.

Il est rare de trouver une seule de ces caractéristiques sur un couteau de Crocombette.

Provenance :

Ce laguiole a été offert par Nicolas Crocombette lui-même à un compagnon du devoir en coutellerie qui, lors de son tour de France, s'est retrouvé à Thiers, à travailler à ses côtés.

Cette pièce est dans la même famille d'armurier depuis sa confection jusqu'à ce jour.

Biographie :

Nicolas CROCOMBETTE nait en 1883 à Pigerolles, petit hameau de la montagne thiernoise, dans une famille de couteliers. Ses parents le destinent au métier de clerc de notaire. Le sort en décide autrement : il perd son père à 17 ans et se voit donc contraint d’abandonner ses études et de suivre la voie paternelle : celle de monteur.

Il le restera jusqu’à sa mort.

Il travaille à domicile pour diverses maisons thiernoises : Dumas Ainé d’abord (1880), Thérias (1886), puis Choton-Rossignol, Besset-Jarrige (1904 environ) puis enfin Sauzzède-Berthon.

C’est à la demande de l’une d’entre elles (Chotton) qu’il se lance dans la création. Il lui est demandé d’inventer un décor qui n’existe pas sur les couteaux, un peu à la manière des enjolivures que l’on trouve sur les ciseaux. Confectionnant son propre outillage, il se met à la gravure et à la sculpture. C’est ainsi que durant près d’un demi-siècle, sortent de l’atelier de Pigerolles : Vénus, Marianne, Jeanne d’Arc …, autant de figures taillées dans l’ivoire, ou simplement « Ailes de pigeon » ou « Laguiole » ornés d’entrelacs champêtres.

Chacun des éléments que compose ces couteaux : lames, platines, ressort, est guilloché ou gravé de motifs végétaux (chardon, marguerites, acanthes, trèfles …).

Les côtes en ivoire sont sculptées, souvent de figures anthropomorphes.

Quelques-unes de ces pièces portent la signature « Crocombette » ou plus simplement « CN » sur la lame ou sous le ressort. Nicolas Crocombette a laissé ainsi son nom à près d’une centaine d’oeuvres.

Encore aujourd’hui, il apparait comme une figure de légende car il est l’un des rares couteliers thiernois, sinon le seul, non fabricant (c'est-à-dire non donneur d’ordre) à avoir personnalisé et créé un style à côté de plusieurs milliers de couteliers anonymes, montant « le commun et l’ordinaire ». En effet, la précision du geste, la minutie, apanages de nombreux monteurs de couteaux fermants, sont ici poussées à l’extrême.

Nicolas Crocombette reproduit, tel un patient enlumineur du Moyen-âge, feuilles de chêne, acanthes, chardons sur quelques millimètres d’acier ou d’ivoire.

La qualité et surtout l’extraordinaire de son oeuvre, le distinguent de la masse des couteliers thiernois et lui valent des récompenses officielles.

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Description :

Il présente quatre pièces :

  1. Le couteau,
  2. La scie,
  3. Le poinçon
  4. Le tire bouchon

La lame et le dos du ressort sont finement guillochés de motifs de feuilles d'acanthe et de feuilles de chêne.

Les côtes en ivoire, refaites à l'identique, sont sculptées d'éléments géométriques et d'enroulements.

Il mesure 16 cm fermé ; 29 cm ouvert

Vers 1900

Le travail de guillochage de notre couteau est particulièrement beau et correspond tout à fait à ce que Crocombette, qui affectionne ce type de motif depuis le début de sa carrière, réalise également dans les années 1920.

A en voir la simplicité des motifs actuels qui sont la réplique exacte des précédentes, l'essentiel de ce couteau n'est pas le travail de l'ivoire, comme c'est le cas pour d'autres.

En effet, les qualités sur lesquelles Nicolas Crocombette s'est vraiment appliquées sont : le beau travail de guillochage, le nombre de pièces porté à quatre, la taille importante et la présence de la scie.

Il est rare de trouver une seule de ces caractéristiques sur un couteau de Crocombette.

Provenance :

Ce laguiole a été offert par Nicolas Crocombette lui-même à un compagnon du devoir en coutellerie qui, lors de son tour de France, s'est retrouvé à Thiers, à travailler à ses côtés.

Cette pièce est dans la même famille d'armurier depuis sa confection jusqu'à ce jour.

Biographie :

Nicolas CROCOMBETTE nait en 1883 à Pigerolles, petit hameau de la montagne thiernoise, dans une famille de couteliers. Ses parents le destinent au métier de clerc de notaire. Le sort en décide autrement : il perd son père à 17 ans et se voit donc contraint d’abandonner ses études et de suivre la voie paternelle : celle de monteur.

Il le restera jusqu’à sa mort.

Il travaille à domicile pour diverses maisons thiernoises : Dumas Ainé d’abord (1880), Thérias (1886), puis Choton-Rossignol, Besset-Jarrige (1904 environ) puis enfin Sauzzède-Berthon.

C’est à la demande de l’une d’entre elles (Chotton) qu’il se lance dans la création. Il lui est demandé d’inventer un décor qui n’existe pas sur les couteaux, un peu à la manière des enjolivures que l’on trouve sur les ciseaux. Confectionnant son propre outillage, il se met à la gravure et à la sculpture. C’est ainsi que durant près d’un demi-siècle, sortent de l’atelier de Pigerolles : Vénus, Marianne, Jeanne d’Arc …, autant de figures taillées dans l’ivoire, ou simplement « Ailes de pigeon » ou « Laguiole » ornés d’entrelacs champêtres.

Chacun des éléments que compose ces couteaux : lames, platines, ressort, est guilloché ou gravé de motifs végétaux (chardon, marguerites, acanthes, trèfles …).

Les côtes en ivoire sont sculptées, souvent de figures anthropomorphes.

Quelques-unes de ces pièces portent la signature « Crocombette » ou plus simplement « CN » sur la lame ou sous le ressort. Nicolas Crocombette a laissé ainsi son nom à près d’une centaine d’oeuvres.

Encore aujourd’hui, il apparait comme une figure de légende car il est l’un des rares couteliers thiernois, sinon le seul, non fabricant (c'est-à-dire non donneur d’ordre) à avoir personnalisé et créé un style à côté de plusieurs milliers de couteliers anonymes, montant « le commun et l’ordinaire ». En effet, la précision du geste, la minutie, apanages de nombreux monteurs de couteaux fermants, sont ici poussées à l’extrême.

Nicolas Crocombette reproduit, tel un patient enlumineur du Moyen-âge, feuilles de chêne, acanthes, chardons sur quelques millimètres d’acier ou d’ivoire.

La qualité et surtout l’extraordinaire de son oeuvre, le distinguent de la masse des couteliers thiernois et lui valent des récompenses officielles.

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