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Portrait inédit de Jean-Nicolas Stofflet

Attribué à Robert LEFEVRE

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Pierre noire sur papier
25 x 20 cm
Le passe est annoté à l’encre “Robert Lefèvre fecit 1826″ et titré dans un cartouche “Stofflet”
Epoque Restauration

“Portrait de Jean-Nicolas STOFFLET (1753-1796), général vendéen”

Attribué à Robert LEFEVRE (1755-1830)

Robert LEFEVRE fut retenu parmi les peintres chargés de réaliser les portraits des généraux qui s’étaient couverts de gloire pendant les Guerres de Vendée.

Louis XVIII avait consenti à cette commande. Pour assurer la cohérence de l’ensemble, ces portraits devaient mesurer 2,28 m par 1,42 m, mais l’ampleur de l’œuvre nécessitait de faire appel à plusieurs artistes. L’intérêt historique de ces chefs-d’œuvre commandés pour la salle des Gardes du château de Saint-Cloud en 1816 est double : il nous parle à la fois d’une guerre civile encore proche dans l’esprit de la génération romantique et de sa commémoration sous la Restauration. Le comte de Pradel, directeur général du ministère de la Maison du roi et instigateur de la commande, rappelait à Louis XVIII le 10 mai 1816 que le roi possédait déjà « les portraits d’un grand nombre de Généraux français qui ont combattu et versé leur sang glorieusement dans les guerres étrangères durant son Règne. […] les familles d’autres guerriers, tous morts non moins glorieusement pour la défense du Trône de France, aspirent à l’honneur de voir aussi les portraits de ceux-ci placés sous les yeux de leur Roi… ».

Il faut d’ailleurs souligner que la famille de Cathelineau fut anoblie par la Restauration. Cette remise à l’honneur des combattants de la chouannerie marquait bien le retour sur le trône de la dynastie des Bourbons. Elle proposait aussi aux artistes, définitivement dépouillés de l’illustration de la légende napoléonienne, de retrouver un thème digne de leur enthousiasme passionné.

Une première série de neuf tableaux fut achevée dès la fin de l’année 1816 : Henri de La Rochejaquelein par Pierre-Narcisse Guérin, Bonchamps et Cathelineau par Anne-Louis Girodet-Trioson, Lescure par Robert Lefèvre, Charette par Jean-Baptiste Paulin Guérin, auxquels s’ajoutaient deux généraux de la guerre de 1815, Constant de Suzannet par Jean-Baptiste Mauzaisse, et Louis de La Rochejaquelein peint également par Pierre-Narcisse Guérin, ainsi que les portraits de Moreau et Pichegru, salués pour leur opposition à Napoléon.

Une deuxième série la compléta à partir de 1821 : d’Elbée par Jean-Baptiste Paulin Guérin (le portraitiste de Charette), Talmond par Léon Cogniet (un élève de Pierre-Narcisse Guérin), Louis de Frotté par Louise Bouteiller, et le défenseur de Lyon lors du siège de 1793, Louis-François Perrin de Précy par Jean-Joseph Dassy. Le portrait de Georges Cadoudal par Paul-Amable Coutan, achevé en 1827, fut le dernier à les rejoindre.

Étrangement, cet ensemble ne présente pas de portrait de Stofflet.

Par la suite, une série de 12 lithographies exécutées par Zéphirin Belliard (1798-1961) et éditées entre 1824 et 1830 reprendront ces portraits des généraux vendéens. Stofflet y sera ajouté, tandis que Pichegru, Moreau et Perrin de Précy ne seront pas retenus.

Toutes furent commandées par le chevalier Armand Louis Charles Rose de Lostanges (1759-1836), gravées par Sentex et vendues au profit des Vendéens, héros et victimes des guerres de Vendée pour le secours des familles et l’érection d’une statue de Cathelineau.

Nous savons que le portrait de Stofflet par Zephirin Belliard a été dessiné la même année que notre portrait à la pierre noire. Ces deux portraits ont certainement un lien très étroit. Bien que différents, la pose et l’expression sont proches. Notre dessin pourrait alors être une étude de Robert Lefèvre pour Zéphirin Belliard.

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Robert LEFEVRE fut retenu parmi les peintres chargés de réaliser les portraits des généraux qui s’étaient couverts de gloire pendant les Guerres de Vendée.

Louis XVIII avait consenti à cette commande. Pour assurer la cohérence de l’ensemble, ces portraits devaient mesurer 2,28 m par 1,42 m, mais l’ampleur de l’œuvre nécessitait de faire appel à plusieurs artistes. L’intérêt historique de ces chefs-d’œuvre commandés pour la salle des Gardes du château de Saint-Cloud en 1816 est double : il nous parle à la fois d’une guerre civile encore proche dans l’esprit de la génération romantique et de sa commémoration sous la Restauration. Le comte de Pradel, directeur général du ministère de la Maison du roi et instigateur de la commande, rappelait à Louis XVIII le 10 mai 1816 que le roi possédait déjà « les portraits d’un grand nombre de Généraux français qui ont combattu et versé leur sang glorieusement dans les guerres étrangères durant son Règne. […] les familles d’autres guerriers, tous morts non moins glorieusement pour la défense du Trône de France, aspirent à l’honneur de voir aussi les portraits de ceux-ci placés sous les yeux de leur Roi… ».

Il faut d’ailleurs souligner que la famille de Cathelineau fut anoblie par la Restauration. Cette remise à l’honneur des combattants de la chouannerie marquait bien le retour sur le trône de la dynastie des Bourbons. Elle proposait aussi aux artistes, définitivement dépouillés de l’illustration de la légende napoléonienne, de retrouver un thème digne de leur enthousiasme passionné.

Une première série de neuf tableaux fut achevée dès la fin de l’année 1816 : Henri de La Rochejaquelein par Pierre-Narcisse Guérin, Bonchamps et Cathelineau par Anne-Louis Girodet-Trioson, Lescure par Robert Lefèvre, Charette par Jean-Baptiste Paulin Guérin, auxquels s’ajoutaient deux généraux de la guerre de 1815, Constant de Suzannet par Jean-Baptiste Mauzaisse, et Louis de La Rochejaquelein peint également par Pierre-Narcisse Guérin, ainsi que les portraits de Moreau et Pichegru, salués pour leur opposition à Napoléon.

Une deuxième série la compléta à partir de 1821 : d’Elbée par Jean-Baptiste Paulin Guérin (le portraitiste de Charette), Talmond par Léon Cogniet (un élève de Pierre-Narcisse Guérin), Louis de Frotté par Louise Bouteiller, et le défenseur de Lyon lors du siège de 1793, Louis-François Perrin de Précy par Jean-Joseph Dassy. Le portrait de Georges Cadoudal par Paul-Amable Coutan, achevé en 1827, fut le dernier à les rejoindre.

Étrangement, cet ensemble ne présente pas de portrait de Stofflet.

Par la suite, une série de 12 lithographies exécutées par Zéphirin Belliard (1798-1961) et éditées entre 1824 et 1830 reprendront ces portraits des généraux vendéens. Stofflet y sera ajouté, tandis que Pichegru, Moreau et Perrin de Précy ne seront pas retenus.

Toutes furent commandées par le chevalier Armand Louis Charles Rose de Lostanges (1759-1836), gravées par Sentex et vendues au profit des Vendéens, héros et victimes des guerres de Vendée pour le secours des familles et l’érection d’une statue de Cathelineau.

Nous savons que le portrait de Stofflet par Zephirin Belliard a été dessiné la même année que notre portrait à la pierre noire. Ces deux portraits ont certainement un lien très étroit. Bien que différents, la pose et l’expression sont proches. Notre dessin pourrait alors être une étude de Robert Lefèvre pour Zéphirin Belliard.

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Portrait inédit de Jean-Nicolas Stofflet

“Portrait de Jean-Nicolas STOFFLET (1753-1796), général vendéen”

Attribué à Robert LEFEVRE (1755-1830)