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Jean-Baptiste GREUZE (1725-1805)

"Boudeuse"

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Huile sur toile
Hauteur : 42 cm - Largeur : 34 cm
Provenance : Château de Villepreux, famille Bertin de Veaux
Réentoilée
Dans un encadrement à canaux en bois et stuc mouluré sculpté et doré

De son vivant, Greuze avait déjà gagné une immense popularité en partie grâce à ses visages d’expressions d’enfants. Notre tableau fait partie de ces portraits si caractéristiques de son œuvre qu’il affectionne à partir des années 1760.

Ce travail remarquable, reflet du génie de Greuze, allie précision et vélocité, faisant de notre tableau une œuvre aboutie dans sa technique mais proche de l'esquisse dans sa facture.

Nous observons avec admiration ces petites touches picturales issues d’une palette riche, apposée pour réaliser la carnation, et ces empâtements crémeux laissant paraître d’épais tissus et drapés. Ainsi il nous est facile d’imaginer Greuze peignant avec dextérité et « sculptant » ce portrait délicat sans hésitation.

L’expression si « greuzienne » de cette petite fille témoigne de la capacité de l’artiste à observer, à ressentir et à saisir le caractère individuel des enfants. Dans son costume simple, rustique, l'enfant semble déjà avoir un caractère très prononcé, nous fixant, tête baissée, sans intimidation et d’un regard profond.

Biographie : 

Jean-Baptiste Greuze est né le 21 août 1725 à Tournus. Fils d'un entrepreneur et architecte, il fut dès sa plus tendre enfance attiré par le dessin, malgré la volonté de son père qui le destinait au commerce. Il fut soutenu dans sa vocation par le peintre lyonnais Charles Grandon, dont il sera l'élève. Greuze suit son professeur à Paris où il s'installe en 1750. Il devient l'élève de Charles-Joseph Natoire à l'Académie royale de peinture et de sculpture, professeur avec lequel il eut des démêlés.

En 1755, son "Père de famille expliquant la Bible à ses enfants" connaît un grand succès. Le 3 février 1759, il épouse Anne-Gabrielle Babuti, fille d'un libraire du quai des Augustins, François Babuti, dont il expose en 1761 le portrait. L'année suivante, le 16 avril, à Paris, son épouse donne naissance à une fille qu'ils prénomment Anna-Geneviève. Cette dernière embrassa la carrière de son père qu'elle soutiendra jusqu'à sa mort.

La popularité de Jean-Baptiste Greuze se confirme avec d'autres scènes de genre à visée morale, comme "L'Accordée de village" (Salon de 1761, Paris, musée du Louvre), "La Piété filiale" (Salon de 1763, acquis par Catherine II, Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage), "Le Fils ingratLe Fils puni" (esquisses en 1765, Palais des beaux-arts de Lille, tableaux en 1778, musée du Louvre) ou "La Mère bien aimée" (Salon de 1769, Madrid, collection particulière). Diderot dit son enthousiasme. La Révolution de 1789 amena la vogue de l'antique et dévalorisa son œuvre, mais le xixe siècle perpétua la tradition de la peinture sentimentale.

Greuze demande le divorce qui est prononcé le 4 août 1793. Ayant placé sa fortune en rentes sur l'Hôtel de Ville, la Révolution le ruina entièrement. Après avoir exposé aux Salons de 1800, 1801 et 1804, le Salon en 1808 exposa "Sainte-Marie l'Égyptienne" trois ans après sa mort. Il a eu, entre autres, pour élèves Marie Renée Geneviève Brossard de Beaulieu, Jeanne-Philiberte Ledoux, Constance Mayer, Pierre Alexandre Wille, Charles-Henri Desfossez, Anna-Geneviève Greuze.

Mort en sa demeure sise rue des Fossés Saint Denis (qui longeait le boulevard de Bonne-Nouvelle), Greuze repose à Paris au cimetière Montmartre. Depuis 1864, une rue Greuze, voie du 16e arrondissement de Paris, rend hommage à l'artiste. On peut, d’autre part, toujours voir sa maison natale à Tournus.

Source : E. Benezit

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De son vivant, Greuze avait déjà gagné une immense popularité en partie grâce à ses visages d’expressions d’enfants. Notre tableau fait partie de ces portraits si caractéristiques de son œuvre qu’il affectionne à partir des années 1760.

Ce travail remarquable, reflet du génie de Greuze, allie précision et vélocité, faisant de notre tableau une œuvre aboutie dans sa technique mais proche de l'esquisse dans sa facture.

Nous observons avec admiration ces petites touches picturales issues d’une palette riche, apposée pour réaliser la carnation, et ces empâtements crémeux laissant paraître d’épais tissus et drapés. Ainsi il nous est facile d’imaginer Greuze peignant avec dextérité et « sculptant » ce portrait délicat sans hésitation.

L’expression si « greuzienne » de cette petite fille témoigne de la capacité de l’artiste à observer, à ressentir et à saisir le caractère individuel des enfants. Dans son costume simple, rustique, l'enfant semble déjà avoir un caractère très prononcé, nous fixant, tête baissée, sans intimidation et d’un regard profond.

Biographie : 

Jean-Baptiste Greuze est né le 21 août 1725 à Tournus. Fils d'un entrepreneur et architecte, il fut dès sa plus tendre enfance attiré par le dessin, malgré la volonté de son père qui le destinait au commerce. Il fut soutenu dans sa vocation par le peintre lyonnais Charles Grandon, dont il sera l'élève. Greuze suit son professeur à Paris où il s'installe en 1750. Il devient l'élève de Charles-Joseph Natoire à l'Académie royale de peinture et de sculpture, professeur avec lequel il eut des démêlés.

En 1755, son "Père de famille expliquant la Bible à ses enfants" connaît un grand succès. Le 3 février 1759, il épouse Anne-Gabrielle Babuti, fille d'un libraire du quai des Augustins, François Babuti, dont il expose en 1761 le portrait. L'année suivante, le 16 avril, à Paris, son épouse donne naissance à une fille qu'ils prénomment Anna-Geneviève. Cette dernière embrassa la carrière de son père qu'elle soutiendra jusqu'à sa mort.

La popularité de Jean-Baptiste Greuze se confirme avec d'autres scènes de genre à visée morale, comme "L'Accordée de village" (Salon de 1761, Paris, musée du Louvre), "La Piété filiale" (Salon de 1763, acquis par Catherine II, Saint-Pétersbourg, musée de l'Ermitage), "Le Fils ingratLe Fils puni" (esquisses en 1765, Palais des beaux-arts de Lille, tableaux en 1778, musée du Louvre) ou "La Mère bien aimée" (Salon de 1769, Madrid, collection particulière). Diderot dit son enthousiasme. La Révolution de 1789 amena la vogue de l'antique et dévalorisa son œuvre, mais le xixe siècle perpétua la tradition de la peinture sentimentale.

Greuze demande le divorce qui est prononcé le 4 août 1793. Ayant placé sa fortune en rentes sur l'Hôtel de Ville, la Révolution le ruina entièrement. Après avoir exposé aux Salons de 1800, 1801 et 1804, le Salon en 1808 exposa "Sainte-Marie l'Égyptienne" trois ans après sa mort. Il a eu, entre autres, pour élèves Marie Renée Geneviève Brossard de Beaulieu, Jeanne-Philiberte Ledoux, Constance Mayer, Pierre Alexandre Wille, Charles-Henri Desfossez, Anna-Geneviève Greuze.

Mort en sa demeure sise rue des Fossés Saint Denis (qui longeait le boulevard de Bonne-Nouvelle), Greuze repose à Paris au cimetière Montmartre. Depuis 1864, une rue Greuze, voie du 16e arrondissement de Paris, rend hommage à l'artiste. On peut, d’autre part, toujours voir sa maison natale à Tournus.

Source : E. Benezit

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